Par Baobab Visa Canada – 18 mars 2025
En 2024, le Canada a atteint un record en matière d’expulsions de ressortissants étrangers en situation irrégulière sur son territoire. Selon les données publiées par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), 16 860 renvois ont été effectués au cours de l’année écoulée, marquant une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Le Québec, en particulier, a joué un rôle majeur dans cette tendance, triplant le nombre d’expulsions depuis 2019.
Une tendance à la hausse
Les statistiques de l’ASFC révèlent que plus de 80 % des ordres de renvoi ont concerné des demandeurs d’asile. Ces derniers ont été accusés de ne pas avoir respecté la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, bien que les détails spécifiques des infractions n’aient pas été précisés. Il est important de noter que ces cas ne relèvent pas de la criminalité ou de fausses déclarations, qui font l’objet d’un décompte distinct.
Cette augmentation des expulsions s’inscrit dans le cadre du Plan frontalier du Canada, annoncé en décembre 2024 par le gouvernement Trudeau. Ce plan, doté d’un budget de 1,3 milliard de dollars, vise à renforcer les contrôles de sécurité pour les demandeurs d’asile et les visiteurs à haut risque, ainsi qu’à augmenter de 25 % le nombre de renvois de demandeurs d’asile déboutés d’ici l’année prochaine.
Le Québec en tête des expulsions
Le Québec se distingue comme la province ayant enregistré le plus grand nombre d’expulsions en 2024. Cette tendance reflète une augmentation constante depuis 2019, où le nombre de renvois était bien inférieur. Les autres régions, comme l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, ont également vu une hausse notable, mais moins marquée que celle du Québec.
Les principaux pays concernés
Les ressortissants mexicains représentent le groupe le plus important visé par les renvois en 2024, avec 3 579 expulsions, soit plus du triple par rapport à 2021. L’Inde arrive en deuxième position, suivie de la Colombie, d’Haïti et de la Roumanie. Ces cinq pays représentent une part significative des expulsions effectuées au Canada.
Un taux de succès élevé
L’ASFC a confirmé que dans 81 % des cas, les personnes visées par un ordre de renvoi avaient bel et bien quitté le Canada. Pour les autres cas, des preuves suffisantes ou des missions canadiennes à l’étranger ont permis de confirmer leur départ.
Une politique en phase avec l’immigration légale
Les statistiques montrent que les expulsions suivent de près les tendances de l’immigration légale au Canada. En 2024, les 16 860 renvois représentaient environ 3,5 % du nombre total d’immigrants prévus pour l’année, soit 485 000 personnes. Cette proportion est restée relativement stable depuis 2019, où les renvois représentaient 3,6 % des immigrants reçus.
Conclusion
Le Canada continue de renforcer ses politiques en matière de contrôle des frontières et de gestion de l’immigration irrégulière. Avec un objectif de 20 000 renvois par an d’ici 2027, l’ASFC entend maintenir cette tendance à la hausse. Pour les ressortissants étrangers, il est essentiel de respecter les lois en vigueur et de régulariser leur statut pour éviter des situations complexes.
Pour plus d’informations sur les politiques d’immigration et les démarches à suivre, consultez le site officiel de l’Agence des services frontaliers du Canada.
Source : Agence des services frontaliers du Canada, 2025