Par Baobab Visa Canada – 11 mars 2025
Le Canada, longtemps considéré comme une destination de choix pour les étudiants internationaux, voit son attractivité s’effriter pour de nombreux jeunes Français. En raison de nouvelles restrictions imposées par le gouvernement canadien, des milliers d’étudiants français voient leurs projets d’études au Canada s’envoler, laissant place à la déception et à l’incertitude.
Un rêve qui s’effondre
Maelys Dunand, étudiante en troisième année de droit et de science politique à l’université Lumière Lyon-II, en est un exemple frappant. Sélectionnée pour un échange à l’université de la Colombie-Britannique à Vancouver, elle avait tout planifié : logement, cours, emploi étudiant. Mais en mars 2024, un courriel de son université a tout changé. En raison des nouvelles restrictions canadiennes, son départ a été annulé. « Brutalement, je n’avais plus rien », témoigne-t-elle, désemparée.
Le Canada se ferme aux étudiants étrangers
Le Canada a longtemps été une destination prisée des étudiants français. En 2022, environ 18 000 d’entre eux fréquentaient les établissements d’enseignement supérieur canadiens. Cependant, face à l’afflux massif d’étudiants internationaux, le gouvernement fédéral a décidé de durcir les règles. En janvier 2024, Ottawa a annoncé une réduction drastique du nombre de permis d’études délivrés pour les deux prochaines années. L’objectif ? Limiter la pression sur le marché du logement et les infrastructures universitaires.
Une décision qui fait des vagues
Cette décision a eu un impact immédiat sur les étudiants français, dont les projets ont été mis en suspens. Pour Maelys, comme pour beaucoup d’autres, c’est un coup dur. « On nous a donné de l’espoir pour ensuite tout nous retirer », regrette-t-elle. Les universités canadiennes, quant à elles, s’inquiètent des conséquences de cette politique sur leur attractivité et leur financement.
Une opportunité pour la France ?
Si cette fermeture du Canada aux étudiants étrangers est une mauvaise nouvelle pour les jeunes Français, elle pourrait profiter aux universités françaises. Face à l’impossibilité de partir, de nombreux étudiants pourraient se tourner vers des cursus nationaux ou vers d’autres destinations européennes comme la Belgique ou les Pays-Bas. Cependant, cette situation soulève des questions sur la capacité d’accueil des universités françaises, notamment en termes de logements et de qualité d’enseignement.
Quelles alternatives pour les étudiants ?
Pour ceux dont les projets ont été annulés, les options sont limitées. Certains envisagent de postuler à d’autres programmes internationaux, tandis que d’autres se résignent à rester en France. Mais pour beaucoup, le sentiment d’injustice persiste. « C’est difficile d’accepter que tout ce que nous avions planifié s’effondre du jour au lendemain », confie Maelys.
Source : Le Monde