août 22, 2023

Tensions en Nouvelle-Écosse : Préoccupations autour de l’idée d’un plafond pour les étudiants étrangers afin de résoudre la crise du logement

En Nouvelle-Écosse, la possibilité de limiter le nombre d’étudiants étrangers autorisés à venir au Canada pour réduire la crise du logement fait bondir des étudiants et des représentants des universités. Cette idée a été discutée par Sean Fraser, ministre du Logement, de l’Infrastructure et des Collectivités, en collaboration avec le ministre de l’Immigration Marc Miller, lors d’une conférence de presse tenue lors de la retraite des ministres fédéraux à l’Île-du-Prince-Édouard. Les chiffres officiels indiquent que plus de 800 000 étudiants étrangers ont été accueillis au Canada l’année précédente.

Diem Pham, récemment diplômée de l’université Dalhousie à Halifax, est sceptique quant à l’efficacité de cette proposition pour résoudre la crise du logement. Selon elle, la priorité devrait être donnée à l’augmentation de l’offre de logements plutôt qu’à la réduction du nombre d’étudiants étrangers. Dhriti, une étudiante indienne de la même université, soutient que l’économie canadienne dépend des immigrants et qu’un plafond nuirait à cette dépendance économique.

À l’Université du Cap-Breton, où plus de la moitié des étudiants proviennent de l’étranger, cette proposition est également préoccupante. Ces étudiants, majoritairement logés en dehors du campus, ont joué un rôle financier crucial pour l’établissement. Éric Thériault, professeur associé en psychologie à l’université, souligne que cette mesure risquerait d’exclure davantage les personnes qui étaient déjà en difficulté pour trouver un logement abordable, créant ainsi des tensions dans la communauté.

Pour Éric Thériault, la mise en place d’un plafond pourrait être envisageable si elle était appliquée de manière spécifique, avec la participation active des universités elles-mêmes. Il suggère que chaque université développe son propre plan, en évaluant si une réduction du nombre d’étudiants étrangers est nécessaire pour maintenir une dynamique supportable et respectueuse envers la communauté.

Sahilpreet Singh Chatha, président de l’association étudiante de l’Université du Cap-Breton, met en garde contre les conséquences économiques majeures qu’une réduction du nombre d’étudiants étrangers pourrait avoir dans cette région rurale, où l’économie dépend fortement de la population étrangère.

Face à cette situation, l’Association des universités de l’Atlantique sollicite son inclusion dans la stratégie nationale du logement. Leur porte-parole, Peter Halpin, propose que le gouvernement fédéral octroie des prêts à faible taux d’intérêt aux universités afin de stimuler la construction de logements étudiants.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

You may use these <abbr title="HyperText Markup Language">html</abbr> tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*